SAMEDI APRES MIDI ON ETAIT AU RALLYE ET UN TERRIBLE DRAME EST ARRIVE
Voici l'article tiré du "progrès de l'ain"
Après l'accident qui coûté la vie à un enfant de 5 ans samedi soir à Plagne, lors du rallye entre Nantua et Bellegarde, de nombreuses interrogations persistent. Selon les organisateurs, la zone était interdite au public
Les traces laissées sur le sol témoignent de la violence du choc. ça et là, sur une quarantaine de mètres de distance, des débris de voiture jonchent un sol labouré. Difficile à croire, mais dans sa course folle, la Citroën de l'équipe 39 a évité de justesse la petite tonnelle abritant le commissaire de course et le chronométreur.
Normalement, cette zone était strictement réservée aux bénévoles du rallye selon les organisateurs. « Ce n'est pas un emplacement public. Les victimes ne devaient pas se trouver à cet endroit. On ne sait pas comment elles sont venues (la route était coupée en contrebas) et combien de temps elles sont restées là » explique René Perrin, membre du comité d'organisation.
Il appartient désormais à l'enquête de déterminer si le public a pénétré sur les lieux sans en être empêché. Dans ce genre de compétition, les accidents impliquant des spectateurs ne sont pas rares. Et même si « les spectateursse sont beaucoup disciplinés depuis quelques années », les placements anarchiques le long de la route sont monnaie courante et difficilement évitables.
Pourtant, entre imprudence et inconscience, il y a une marge non négligeable. « Cette zone n'est pas considérée comme dangereuse. Depuis des années, l'arrivée de la spéciale de Plagne est située à cet endroit et plusieurs bénévoles y passent la journée. D'ailleurs, la voiture aurait très bien pu faucher les deux membres de l'organisation qui se trouvaient sous la tente » ajoute René Perrin.
La ligne d'arrivée, matérialisée par une trace sur le bitume et une petite tonnelle, est située le long d'une ligne droite dégagée d'environ 200 mètres. C'est dans le virage qui précède cette portion que le pilote a perdu le contrôle de son véhicule. « Selon les premiers témoignages, la voiture serait venue taper la glissière de sécurité avant de revenir sur le côté droit de la route. Elle aurait ensuite continué sa course sur le bas-côté et serait partie en toupie avant de se stopper derrière la ligne d'arrivée. Ce n'était plus qu'une boule de ferraille » explique Olivier Laurens-Bernard, sous-préfet de l'arrondissement de Gex.
Le flou règne autour des circonstances précises de l'accident. Pour y voir plus clair, samedi soir, le substitut du procureur s'est rendu sur les lieux du drame. Le véhicule a d'ailleurs été saisi pour les besoins de l'enquête. Pour l'heure, aucune hypothèse n'est écartée. « L'enquête est maintenant entre les mains de la justice qui va devoir déterminer les responsabilités de chacun : les pilotes, la machine, les spectateurs et les organisateurs » ajoute le sous-préfet. Les auditions ont débuté, menées par les gendarmes de la compagnie de Nantua. Après les organisateurs, les pilotes et le père de la victime devraient être interrogés lorsque leur état de santé le permettra.
Dans l'accident, le père du jeune garçon, originaire de Bellignat, a été gravement touché. « Il souffrait de fractures ouvertes aux jambes. Il présentait aussi des lésions plus inquiétantes au niveau de la tête et du thorax. Il a été opéré dans la nuit et ses jours ne sont pas en danger », assure Olivier Laurens-Bernard. Les deux pilotes ont été plus légèrement blessés. Fabrice Charlemagne aurait été touché au niveau des côtes. Son copilote, François Ravault, a été blessé à la tête. Leur état de santé ne serait pas préoccupant.
Le bilan aurait d'ailleurs pu être encore plus lourd. Un autre spectateur, en voulant éviter le choc, s'est légèrement blessé à la jambe en sautant une barrière.
VOILA JE SUIS DE TOUT COEUR AVEC LA FAMILLE DE CE PETIT ANGE PARTI TROP TOT ENCORE UNE FOIS.